[TEST] Dragonkin: The Banished : Sus aux dragons

Dragonkin: The Banished est un jeu qui s’appuie sur une idée forte : redonner vie à un monde meurtri en renouant le lien entre humains et dragons. Le résultat est un RPG d’action qui propose une aventure honnête, avec des qualités évidentes et des limites tout aussi perceptibles.

Il s’agit d’une première pour Nacon dans un monde actuellement bien fourni. Le titre peut’il sortir son épingle du jeu entouré de Diablo et autres Path of Exile ?

Voici ce que l’on peut en retenir après plusieurs heures de jeu.

Une campagne solo immersive, mais au rythme irrégulier

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le jeu vous propose de découvrir les 4 classes dans une de leur version HL puisqu’en niveau 50. Celles-ci ne sortent par ailleurs pas de l’ordinaire avec une pisteuse, un barbare, l’oracle et le chevalier. La magie étant ma grande passion, c’est avec l’Oracle que nous partirons à la découverte du titre dans cette vidéo.

La campagne solo s’ouvre sur un monde marqué par la disparition des dragons. L’ambiance est soignée, avec des environnements qui racontent visuellement l’effondrement de cette civilisation. Le jeu prend le temps de poser son univers, parfois un peu trop : les premières heures avancent lentement, entre dialogues, déplacements et quêtes introductives.

La rencontre avec le premier dragon intervient toutefois rapidement et constitue un moment clé. Elle donne le ton de la relation que le jeu souhaite instaurer : un lien de confiance qui se construit progressivement. Cette dynamique fonctionne, même si l’écriture reste assez classique et que certaines quêtes secondaires manquent de variété.

Vous devez articuler vos combats sur le duo avec votre dragon et ses capacités. Ces derniers sont globalement efficaces. Ils peuvent toutefois manquer de précision. L’exploration est agréable, même si les zones traversées manquent parfois de diversité dans la première moitié du jeu.

Un arbre de compétences pour vous compléter

L’évolution des dragons repose sur un arbre de compétences étendu qui permet de spécialiser chaque créature selon plusieurs orientations. Le système offre une vraie marge de progression, avec des capacités qui modifient réellement la manière d’aborder les combats ou l’exploration.

Quant à votre personnage, ce ne sont pas moins de 2 arbres de compétence qui s’offrent à vous. Le 1er plus simpliste est du même ordre que celui de votre compagnon. Le second est beaucoup plus profond, plus complexe et basé sur des formes hexagonales tels les joyaux de Diablo IV. Parfois seuls, souvent par 2, 3 ou 4. Ils sont à associer dans une grille dont les emplacements se déverrouillent au fur et à mesure de votre montée en compétence. Bien placés, vos attaques ou vos défenses s’en trouvent décuplées. Mais pour y arriver c’est en Tetris que vous devrez passer grand maitre.

Le studio en a également profité pour ajouter plus de profondeur en faisant de votre hub central, une ville nommée Montescail. Ce lieu à reconstruire sera étroitement lié à votre expérience puisqu’à

Cependant, cette profondeur s’accompagne de quelques défauts. L’interface manque de lisibilité, certaines descriptions sont trop vagues, et plusieurs compétences se ressemblent, ce qui peut rendre les choix moins clairs qu’ils ne devraient l’être. Malgré cela, les évolutions du dragon et de votre ego restent l’un des aspects les plus engageants du jeu, car elle donne une impression tangible de progression.

Un multijoueur coopératif intéressant, mais techniquement perfectible

Le mode multijoueur permet de parcourir l’aventure à plusieurs et apporte une dynamique différente. Les dragons des joueurs se complètent naturellement, ce qui rend les combats plus stratégiques et parfois plus fluides qu’en solo. L’exploration à plusieurs renforce également la sensation d’espace et de découverte.

Dragonkin: The Banished

📝 Conclusion

Dragonkin: The Banished propose une aventure cohérente, portée par une ambiance réussie et un système d’évolution de dragons intéressant. Sa campagne solo souffre d’un rythme inégal et de combats parfois imprécis, tandis que son multijoueur, bien pensé, ouvre la voie à des belles associations. Ce n’est pas un RPG qui bouleverse le genre, mais il offre une expérience correcte, parfois attachante, qui saura plaire à ceux qui apprécient les jeux centrés sur la progression et la relation avec une créature compagnon.

✅ Points positifs

  • Scénario simple mais entrainant
  • Dynamique entre les arbres de compétences
  • HL peu ou prou identique au levelling

❌ Points négatifs

  • Manque de précision dans les combats
  • Campagne inégale
  • Arbre de compétence peu lisible sur console
73%

👨‍💻 Développeur : Eko Software

🏢 Éditeur : Nacon

🎮 Plateformes : Xbox Series, PC, PS5

🧪 Testé sur : Xbox Series X

🎁 Code fourni par l’éditeur

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